En ce moment, une affaire politique secoue les Etats-Unis, il s’agit de la procédure de destitution du président, Donald Trump.
Il est accusé d’avoir fait pression sur le président ukrainien, Volodymyr Zelensky afin d’obtenir des informations sur Joe Biden, son principal opposant lors des prochaines élections qui auront lieu en novembre 2020, et son fils, Hunter.
Sous la pression des élus démocrates, Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants (équivalent de l’ Assemblée Nationale), a lancé, le 24 septembre 2019, la procédure de destitution de Donald Trump.
Le 10 décembre 2019, à la Chambre des représentants, ont été présentées officiellement les accusations retenues contre le président. La mise en accusation est effective le 18 décembre grâce à la majorité démocrate (opposé à D. Trump, qui est du parti républicain) qui a largement voté pour la destitution.
Donald Trump devient ainsi le troisième président des États-Unis à être mis en accusation, après deux autres présidents, Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998, sans que cela n’aboutisse à une destitution.
Comme précédemment dans l’histoire, Donald Trump ne devrait pas être destitué, car cet « impeachment » doit être votée par les deux-tiers des élus du Sénat, largement républicain.
Certains pensent que le président en sortira renforcé pour les élections, car il pourra ajouter à ses arguments que les démocrates ont tout fait pour le faire tomber, mais que, au final, il n’y a rien à lui reprocher, puisqu’il est toujours là. De là à prendre les américains pour des idiots, il n’y a qu’un pas, que D. Trump a peut-être déjà franchi.
Noé Allouche
Sources :
Texte : lemonde.fr ; France Inter
Image : en.wikipedie.org
